16-9-2005

 

In the Garden of Memory, by Joanna Olczak-Ronikier
 

 

Tuesday 26 April 2005    

Survival, escape, hope

In the Garden of Memory
by Joanna Olczak-Ronikier
Weidenfeld, 322pp, £20, ISBN 0297645498

Reviewed by Adam Zamoyski

This book will delight anyone who likes to read of the past as seen through the eyes of the people living it. It is the story of the descendants of Lazar Horwitz, an eminent rabbi’s son from Vienna who settled in Poland in the early 19th century. But there are no stereotypes here; it is not all ghettos and Holocaust. Horwitz married a wealthy merchant’s daughter and their progeny lived the lives of ordinary middle-class citizens, constructively engaged in Polish society: they were teachers, doctors, dentists, publishers and political activists. But there is nothing ordinary about their lives. 

 
Janina and Jakub Mortkowiczowie, the grand-parents of the author, 1901 - Poland
 

The story takes us way beyond Poland’s borders, for the Horwitz clan was nothing if not cosmopolitan. They studied in Ghent and Zürich, they holidayed in Baden-Baden, Ostend and Sorrento. They married far and wide, netting remarkable people such as André Citroën, founder of the French car firm. Their political activism involved them not only with the Polish socialist conspirator and later head of state Marshal Pilsudski, but with several eminent Bolsheviks, including Lenin, a close friend of one of the Horwitz girls.

The author, a great-great-great-granddaughter of the rabbi, reconstructs this story with the help of surviving documents, scraps of diaries, letters and photographs. Some areas remain shrouded in mystery, while others abound in minute detail. There is much here on 19th-century childhood and its endemic diseases, treats and privations. Despite relative wealth, stockings are painstakingly darned and dresses unpicked and restyled with every passing season. Parents fret about marrying off their daughters. Financial problems lurk in the wings and money is often short.

There is plenty of drama and excitement too. Members of the clan agitate and conspire, distribute propaganda and weapons, and take part in acts of terrorism. They are charged by Cossacks while demonstrating on the streets of Warsaw, arrested by the tsarist Okhrana, sent to Siberia and the Caucasus, from where they manage improbable escapes, and return to carry on the fight. The excitement gradually turns to horror in the 1930s. Maks Horwitz, co-founder of the Polish Communist party, is one of several who disappear in the meat-grinder of Stalin’s purges.

When the second world war breaks out, the story broadens its bounds still further to include London, Baghdad, Japan and California, as various cousins make their haphazard escape from the Nazis. Those stranded under German occupation suffer a variety of unpleasant fates, one of them perishing in the Warsaw ghetto. But most survive, almost unbelievably. The author’s mother and grandmother spent 14 months in what was little more than a cupboard, while she herself was hidden in a Catholic convent.

The war was a moment of truth for assimilated Jews such as they. They had lived their lives as ordinary Poles, actively committed to the struggle for Poland’s freedom and, after that had been achieved in 1918, participating in the country’s social and cultural life. The author’s grandfather started one of the most prestigious literary publishing houses, which played a significant role in the revival of Polish culture. Yet when the war came the German invaders negated their status as Poles, singling them out as belonging to a different race. Many Poles refused to accept this and stood by their Jewish compatriots. But many more displayed either indifference or evident schadenfreude as the tragedy of the Jews unfolded before their eyes. It is an ugly story and makes for painful reading.

Lazar Horwitz’s descendants could justifiably feel that Poland had rejected them, and those that found themselves scattered around the globe at the end of the war mostly assimilated into their new host societies. But those left in Poland carried on as before, and the life of the author herself provides a certain vindication of their stance — she now lives in Krakow, a well-respected member of the intelligentsia, married to a Polish nobleman, no less.

She tells her story with a tender matter-of-factness that makes it come alive, and displays a refreshing lack of hindsight: the narrative is not, as is so often the case, marked by the shadow of the impending Holocaust. Indeed, nothing in this wonderful tale is obvious, nothing is predictable.

 

Documents
Varsoviens de tous pays

Une famille juive polonaise assimilée, puis dispersée à travers le monde, fête ses retrouvailles en Toscane.

Par Véronique SOULE

jeudi 02 juin 2005 (Liberation - 06:00)

Joanna Olczak-Ronikier
Le Jardin de la mémoire Traduit du polonais par Robert Bourgeois.
Noir sur Blanc, 384 pp., 23 €.

Monika et Robert sont venus de New York, Ania et Tania de San Francisco, Pietia et Lena de Moscou, Deborah de Stockholm, Nina, Piotr, Marta et Asia de Varsovie, Joanna, Kasia et Maria de Cracovie... Quinze personnes n'ont pas répondu à l'invitation, dont la branche parisienne de la famille. En avril 2001, vingt-six descendants de Gustaw Horwitz, fils d'un grand rabbin viennois, et de Julia Kleinmann, fille d'un riche marchand varsovien, se sont ainsi donné rendez-vous en Toscane pour célébrer les retrouvailles d'une famille dont l'histoire illustre à elle seule tous les soubresauts du XXe siècle.

Attablés devant un plat de macaronis, certains font connaissance, cinq langues s'entrecroisent. «Je cherchais des traces perdues, j'ai découvert des sentiments. J'évoquais des ombres, ce sont des vivants qui m'ont répondu», écrit Joanna Olczak-Ronikier.

Pendant longtemps, elle était restée sans savoir que faire des deux corbeilles en osier où elle avait entassé sans les lire les lettres, les photos, les carnets intimes laissés par sa mère et sa grand-mère décédées dans les années 60. Lors de ses déménagements, cela l'embarrassait mais elle ne se décidait pas. «On était encore trop près du massacre des Juifs, écrit-elle, en comparaison, les souvenirs antédiluviens paraissaient trop futiles.» A sa mort, son père lui laisse le testament de sa mère sous l'Occupation. «Je compris alors l'appel du Talmud : si ce 'est toi, alors qui ? Si ce n'est maintenant, alors quand ?»

 
 

Joanna Olczak-Ronikier se met au travail. Elle contacte les membres de sa famille disséminés à travers le monde pour recueillir leurs témoignages, rassembler des archives. En lisant leurs lettres ou ce qu'en disent leurs enfants, elle se prend d'affection pour des parents qu'elle a à peine connus. Telle sa grand-tante Kamilla Horwitz, devenue médecin contre l'avis de sa mère, fille mère, communiste partie vivre à Moscou puis rescapée du goulag. Ou ce cousin Ryszard Bychowski, pilote dans les forces polonaises de Londres et mort à 22 ans, en mai 1944, désespéré devant l'antisémitisme de ses compatriotes. Le résultat est un livre attachant et personnel brossant l'histoire familiale sur quatre générations, agrémenté de photos jaunies de classe ou de vacances, évocation d'un siècle où l'on rêvait de changer le monde et où se perpétuèrent les plus grandes tragédies.

A la mort de son mari Gustaw en 1882, à 38 ans, Julia Horwitz se retrouve seule avec neuf enfants. Elle prend rapidement les choses en mains. Désormais, on ne parlera plus allemand à la maison mais seulement polonais, et on ne suivra plus les rituels juifs. Ses enfants seront de bons Polonais et, pour cela, ils devront réussir mieux encore que les autres. Les filles vont dans des établissements catholiques où l'on inculque les valeurs nationales, patriotisme, catholicisme et résistance à l'envahisseur, les Russes à l'époque. Peu après la mort de son père Gustaw, Janina, la grand-mère de l'auteur, entre dans l'une de ces écoles. Mais le premier samedi, elle refuse d'ouvrir son cahier : on ne prend pas un porte-plume le jour du sabbat. Renvoyée, elle ira dans un autre établissement où la directrice est plus souple et peu à peu, elle oubliera la règle sabbatique.

Ainsi débute l'histoire d'une famille juive polonaise assimilée dont un descendant, psychanalyste, sera élève de Freud, une autre épousera le banquier André Citroën, un autre encore sera le cofondateur du Parti communiste polonais, avant de disparaître lors des purges staliniennes de 1937-1938. Joanna Olczak-Ronikier aurait pu écrire une saga tant les destins personnels se mêlent aux grands événements qui bouleversent l'Europe. Elle préfère une démarche plus modeste, ébauchant des portraits le plus précis possible avec un regard tour à tour affectueux et critique, s'interrogeant sur les motivations qui portent les uns, sur les ressorts qui cassent chez les autres.

Le 9 août 1931, dans son appartement varsovien, Jakub Mortkowicz, 56 ans, le grand-père de l'auteur, se tire une balle dans la tête. Il laisse une lettre pour sa femme et sa fille : «Je n'étais pas un marchand et je ne meurs pas comme un marchand.» Créateur de la prestigieuse maison d'édition qui porte son nom, propriétaire d'une librairie counue de Varsovie, Jakub Mortkowicz était criblé de dettes. «Il ne savait pas se limiter, renoncer aux idées artistiques, économiser, calculer», écrit sa petite-fille. L'intelligentsia de Varsovie se presse à son enterrement et l'on met dans sa tombe le Livre d'art en Pologne, somptueux album sur l'édition polonaise de 1900 à 1930 qu'il avait lui-même réalisé. Le portrait de ses grands-parents maternels, amis des artistes, est l'un des plus beaux moments du livre. Entre les expositions et les débats dans la librairie, le couple Mortkowicz courait les salons internationaux du livre à Florence, Vienne, Leipzig, Paris, un monde où l'on arrivait encore à oublier les affres de l'entre-deux-guerres.

Cette année où l'on célèbre le 60e anniversaire de la libération des camps nazis, l'ouvrage apporte un précieux éclairage sur les rapports judéo-polonais. Sans acrimonie mais aussi sans indulgence, Joanna Olczak-Ronikier décrit une Pologne où l'air devient peu à peu irrespirable. Avec sa mère et sa grand-mère, toutes trois font partie de l'infime minorité qui a survécu à l'Holocauste en restant du «côté aryen», grâce à leur excellent allemand et à leur physique peu «typé». Harcelées par les «maîtres chanteurs» qui font alors fortune en menaçant les Juifs de les dénoncer, elles sont aidées par des résistants polonais. Après-guerre, dans l'appartement kolkhozien de Cracovie, la grand-mère et la mère reprennent avec leurs amis des «conversations à la hauteur» et entament une impressionnante correspondance avec la famille dispersée dans le monde.

 

Dans le Jardin de la mémoire

Auteur(s) : Olczak-Ronikier Joanna, Bourgeois Robert
Editeur : NOIR SUR BLANC (LES EDITIONS)
Paru le : 18/03/2005
ISBN : 2-88250-155-2
384 pages / 0.615 kg
 

Résumé
Toscane, printemps 2001 : vingt-six personnes se réunissent pour la première fois. Cela tient du miracle. Elles sont les descendantes d'une famille juive hors du commun que deux guerres mondiales, les engrenages des totalitarismes et des cataclysmes humains ont dispersées. Elles viennent des quatre coins du monde. Leurs racines communes remontent au mariage, à la fin du XIXe siècle à Varsovie, de Julia Kleinemann - fille d'un important négociant - et de Gustaw Horowitz, Viennois issu d'une lignée de rabbins. Ce couple donne naissance à une famille fertile, qui va se fondre dans l'intelligentsia polonaise au cours d'une assimilation lente et difficile. Leur arrière-petite-fille, Joanna Olczak-Ronikier, en est devenue la chroniqueuse malgré elle. À la mort de sa mère lui restent deux malles en osier, quelques papiers sauvés du chaos, le seul témoignage tangible d'un passé à jamais englouti. " Elles me gênaient, m'irritaient, prenaient de la place. Je ne me sentais pas concernée par cet héritage fait d'attachements, de regrets et de nostalgies qui n'étaient pas les miens. " Mais " si ce n'est toi, alors, qui ? Et si ce n'est maintenant, alors, quand ? " dit le Talmud. Comme sur un appel venu de l'au-delà, Joanna Olczak Ronikier se met à cultiver ce jardin de la mémoire, tisse les fils et renoue les liens distendus. Elle défroisse les pages de ce passé avec délicatesse, réserve et discrétion, et surtout avec une simplicité jamais démentie. Il en résulte un récit chargé d'émotion et porteur des espoirs les plus nobles. On y croise la famille Citroën ou Pierre Pfeffer pour la branche parisienne, mais aussi bon nombre de personnalités marquantes de l'histoire politique, scientifique ou culturelle du XXe siècle. " Le metteur en scène le plus talentueux n'inventerait pas de situations si saisissantes. La vie seule dispose et embrouille les destins des hommes d'une façon aussi dramatique. " Andrzej WAJDA.

Biographie
Joanna Olczak-Ronikier, née en 1934, est bien connue du Tout-Cracovie artistique. Auteur dramatique, elle est aussi scénariste pour la télévision et le cinéma, collaboratrice d'Andrzej Wajda, et directrice de théâtre. Pour Le Jardin de la mémoire, Joanna Olczak-Ronikier a reçu le prestigieux prix littéraire polonais Nike, en 2002.

 From here

 

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Neue Zürcher Zeitung, 11. Juni 2005, Ressort Feuilleton

Eine polnisch-jüdische Familiensaga

Joanna Olczak-Ronikier: In the Garden of Memory. A Memoir. Translated by Antonia Lloyd-Jones. Weidenfeld & Nicolson, London 2004. 336 S., £ 20.–.

Die Geschichte seiner Familie so unaufdringlich und doch so eindringlich zu erzählen, ist nicht jedem gegeben. Joanna Olczak-Ronikier, 1934 in Warschau geboren, wurde überdies ein faszinierender Stoff in die Wiege gelegt: 1867 heiratete ein Wiener Rabbinersohn (ihr Urgrossvater) eine Warschauer Unternehmertochter. Damit beginnt die Geschichte einer sich assimilierenden polnisch-jüdischen Familie, die Verleger, Kapitalisten und Revolutionäre hervorbringen sollte. Eine Verwandte heiratete nach Paris und war die Mutter des späteren Automobilbauers André Citroën; andere kamen in Polen mit Lenin, Pilsudski, Rosa Luxemburg und Korczak in Kontakt. Die Autorin überlebte den Zweiten Weltkrieg dank zahlreichen katholischen Polen in Verstecken in und um Warschau. Nur zwei Verwandte fielen dem Holocaust zum Opfer, zwei weitere, Revolutionäre, in Moskau den stalinistischen Säuberungen. Olczak-Ronikier verdrängte lange ihre Kriegserlebnisse; jetzt hat sie sich freigeschrieben und das Schicksal ihrer Familie weitergetragen. Ihre Verwandten leben in New York, Moskau, Warschau und Krakau. Die Autorin beschreibt und befragt ihre Vorfahren, Zeitgenossen und sich selbst mit grossem Einfühlungsvermögen, doch ganz ohne Redundanz, Rührseligkeit oder Besserwisserei einer Nachgeborenen. In Polen gewann diese mit Fotos reich illustrierte Familiensaga bei ihrem Erscheinen 2002 den Nike-Literaturpreis. Man wundert sich, dass nach wie vor keine deutschsprachige Übersetzung dieses gewichtigen Buches vorliegt

 

The TLS n.º 5362 January 6, 2006

Memories

Joanna Olczak~Ronikier

IN THE GARDEN OF MEMORY

A family memoir

354 pp. Phoenix. Paperback, £ 899.

0 75381 998 8

 

The first non-fiction book ever to win Poland’s prestigious Nike literary prize, Joanna Olczak-Ronikier’s intimate family portrait follows the lives of four generations of Polish Jews who lived through, and mostly survived, the twentieth century. This is no ordinary family, however. It includes merchants, socialists, emancipationists, French bankers, Polish intellectuals, a counter-espionage agent, a heroic RAF pilot, an American psychiatrist and two victims of the Holocaust. Perhaps must charismatic among these was the author’s grandfather, a socialist intellectual named Jakob Mortkowicz, who would go on to found one of Poland most prestigious publishing houses. Her grandparents’ love story, set at a time in which Poland was struggling to assert its national identity for the first time in 150 years, is at the heart of In the Garden of Memory. Mortkowicz, a leading agitator, went to jail for his role in importing and distributing books which had been banned by the tsarist censors. Yet, simultaneously, his publishing house became one of the centrepieces of the great flowering of culture that occurred in Poland between the two World Wars.

This family history existed not just in memory but in an endless stream of letters, postcards, wedding announcements, children’s drawings, photographs and newspaper cuttings”. Sifting through these relics, Olczak-Runikier manages not just to record the annals of an exceptional clan, but also to embrace her own Jewishness as many of her forebears had been unable to do. Much of her family’s history is that of a people struggling to come to terms with their own cultural identity. In examining the lives of her mother and grandmother, Olczak-Runikier suggests that they must both “have been prevented from completing their memoirs by their ill-defined attitude to their own ethnic origins”. Writing this memoir, asserts the author in the epilogue, felt somewhat akin to the old Talmudic challenge: “Who if not you? When if not now?”. That The Garden of Memory rises so successfully to this challenge is far more than just an intriguing slice of history; it is an impressive literary feat.

PIERS MOORE EDE

  

N Z Z  Online

 

13. Januar 2007

 

Eine Jahrhundertfamilie

Joanna Olczak-Ronikiers grandiose polnische Saga «Im Garten der Erinnerung»

Die polnisch-jüdische Autorin Joanna Olczak-Ronikier legt die Geschichte ihrer eigenen ungewöhnlichen Familie vor - eine opulente, die Zeit von der Mitte des 19. Jahrhunderts bis 1945 umspannende Chronik, die sich auf ganz unterschiedliche Weise lesen lässt.

Von Marta Kijowska

Joanna Olczak-Ronikier: Im Garten der Erinnerung. Eine europäische Jahrhundertfamilie. Aus dem Polnischen von Karin Wolff. Aufbau-Verlag, Berlin 2006. 447 S., Fr. 41.10.

Das Krakauer Zentrum für jüdische Kultur gibt es mittlerweile seit dreizehn Jahren. Die Menschen gehen gern dorthin: Es liegt inmitten des alten Judenviertels, umgeben von unzähligen Restaurants und Cafés, und seine Veranstaltungen geniessen den Ruf, von hohem intellektuellem oder spirituellem Wert zu sein. Diejenige, die am 28. Oktober 1998 stattfand, war allerdings eher von der schlichteren Sorte: Der Oberrabbiner von Österreich sang zwei Stunden lang bekannte jiddische Lieder und erzählte dazu leicht abgedroschene Anekdoten. Für die Krakauer Autorin Joanna Olczak-Ronikier wurde der Abend trotzdem zu einem metaphysischen Erlebnis: Als sie sich dem österreichischen Gast als Ururenkelin des Oberrabbiners der Jüdischen Gemeinde zu Wien, Lazar Horowitz, vorstellte und fragte, ob es eine Möglichkeit gebe, seine Spuren wiederzufinden, bekam sie eine folgenträchtige Antwort: «Seine Spuren braucht man nicht zu suchen. Sein Porträt hängt in meinem Arbeitszimmer über dem Schreibtisch. Eine bekannte Gestalt, ein freisinniger Mann und einer unserer grössten Rabbiner.»

Diese Begegnung trug entscheidend dazu bei, dass Joanna Olczak-Ronikier vier Jahre später in die schriftstellerische Spitzenliga avancierte. Bis dahin war sie den meisten Polen als Autorin zweier Bücher bekannt, die der Geschichte des Krakauer Kabaretts «Piwnica pod Baranami» (Keller zu den Widdern) gewidmet waren, eines legendären Ortes, zu dessen Mitbegründern sie in den fünfziger Jahren gehörte. Die Älteren konnten sich noch an ein erfolgreiches Theaterstück von ihr erinnern, das seinerzeit der Regisseur Andrzej Wajda inszenierte, und nebenbei an ihre Ehe mit Ludwig Zimmerer, dem ersten ARD- Korrespondenten in Polen.

Diesmal aber nahm sie sich ein Buch vor, das ihr anspruchsvollstes und persönlichstes werden und sie schliesslich zur Gewinnerin des renommierten Nike-Preises machen sollte: die Geschichte ihrer eigenen Familie, eine opulente, die Zeit von der Mitte des 19. Jahrhunderts bis 1945 umspannende Chronik. Ein Werk, das auf eine sehr unterschiedliche Weise gelesen werden kann: als eine Miniaturausgabe der neueren Geschichte polnischer Juden, in der die Schlüsselmomente derselben dennoch sehr präzise herausgearbeitet sind. Als ein Buch über das allmähliche Wiederfinden des eigenen Gedächtnisses. Als ein Lobgesang auf die Institution der Familie, auf die Kraft, die von ihr ausgeht und vor Verzweiflung und Selbstaufgabe schützt. Oder einfach als ein Bericht über eine Handvoll ungewöhnlicher Menschen in schwierigen Zeiten.

BERÜHMTE NAMEN

Ungewöhnlich waren die meisten Vorfahren von Joanna Olczak-Ronikier allemal. Es gab unter ihnen Kaufleute, Bankiers, Gelehrte, Lehrer, Verleger, Ärzte, Soldaten, Abenteurer, und sie lebten nahezu in jedem Winkel der Erde, von Warschau, Krakau und Moskau über London und Paris bis New York, Berkeley und Mumbai. In ihren Schicksalen spiegelt sich naturgemäss ein ganzes Jahrhundert polnischer und europäischer Geschichte mit all ihren gesellschaftlichen und politischen Schlüsselereignissen, vom revolutionären Gären um die Jahrhundertwende über den Ersten Weltkrieg und Polens Wiedergeburt, den Zweiten Weltkrieg und Holocaust bis zum Beginn der kommunistischen Ära. Das Buch enthält folglich unzählige Fakten, Daten und Namen, was für seinen hohen Dokumentarwert sorgt, doch gleichzeitig ist es äusserst spannend und unterhaltsam zu lesen. Und das ist vor allem auf das fabelhafte Stilempfinden der Autorin zurückzuführen, auf ihr Kompositionstalent, auf ihre Begabung, jeder Figur, sei sie in noch so groben Zügen gezeichnet, Leben einzuhauchen.

Ihren Bericht beginnt sie mit der Geschichte ihrer Urgrosseltern, Gustaw und Julia, hinter denen zwei Familien stehen, die scheinbar nicht unterschiedlicher sein könnten: die des hochgebildeten Wiener Rabbiners Horowitz (seine Nachkommen werden sich «Horwitz» schreiben) und die des Warschauer Kaufmanns Izaak Kleinmann. Doch der Schein trügt: Kleinmann war vermögend, aber auch emanzipiert, modern und weltoffen. Seine acht Töchter hatten demnach eine sorgfältige Erziehung genossen, und da sie auch hübsch waren, «fand er für sie mühelos Gatten unter den holländischen, deutschen, französischen Juden - gebildeten und komplexfreien Männern». Dass eine von ihnen sogar den Pariser Bankier Louis Citroën heiratete - und auf diese Weise Mutter von André, dem künftigen Autokonstrukteur, wurde -, verwunderte folglich niemanden.

Überhaupt sind berühmte Namen wie selbstverständlich in diese Familiengeschichte eingeschrieben. Die Köchin der Familie, die morgens die Kinder und dazu gleich die Nachbarskinder mit der kleinen Rosa Luxemburg an der Spitze mit Milch und frischen Brötchen versorgt; eine Grosstante, die sich von einem befreundeten Revoluzzer namens Lenin ein Damenfahrrad leiht; eine Vernissage in der Warschauer Galerie Zacheta, in der man Zeuge der Ermordung des Präsidenten Gabriel Narutowicz wird; Józef Pilsudski, der künftige Marschall Polens, als Kampfgenosse und Trauzeuge eines Grossonkels und Janusz Korczak als Hausarzt der Familie: Durch diese Vermischung von Alltagsanekdoten und historischen Fakten und Figuren gewinnt das Buch ungemein an Plastizität und Authentizität.

Aus der Menge der Gestalten ragen zwei starke Frauen heraus. Zum einen ist es die Urgrossmutter der Autorin, Julia Horwitz. Als ihr Mann Gustaw plötzlich mit achtunddreissig Jahren starb, blieb sie mit neun Kindern allein. Sie war eine fürsorgliche, aber auch strenge und weitsichtige Mutter. Was sie in erster Linie für ihre Kinder wollte, war Bildung: «Nur diese konnte ihnen einen würdigen Platz in der polnischen Gesellschaft sichern.» Sie sorgte auch dafür, dass im Haus Polnisch statt Jiddisch gesprochen wurde. Dieses Bemühen, in den Augen der Polen Akzeptanz zu finden, ihnen ebenbürtig zu erscheinen, ja in allem, was man tut, eine Spur voraus zu sein, wird sich leitmotivisch durch die gesamte Familiengeschichte ziehen.

Natürlich wurden nicht alle Kinder gleich erzogen, dazu lagen zwischen ihren Geburtsdaten zu grosse Zeitspannen. Die vier ältesten Töchter wuchsen «mit dem verbindlichen Ideal der Frau als Hüterin des heimischen Herdes» auf, die Generation der jüngeren Geschwister hingegen «engagierte sich überall dort, wo Auflehnung Gestalt annahm und gekämpft wurde»: für eine revolutionäre Idee, für den Sozialismus, für die Unabhängigkeit Polens. Was sie alle gleichermassen von ihrer Mutter mitbekamen, war die Maxime, niemals den Kopf hängen zu lassen, alle Widrigkeiten mit Ruhe, Fassung und, wenn möglich, Humor zu ertragen. Letzterer zeichnet auch den Erzählstil von Joanna Olczak-Ronikier aus: Ob sie nun von eigenen Missgeschicken oder von den schwierigsten Lebensphasen ihrer Angehörigen erzählt, sie tut es immer mit einer Prise (Selbst-) Ironie und viel Sinn für Situationskomik.

PRÄZISION UND ANTEILNAHME

Sie zeigt auch viel Verständnis für Motive und Verhaltensweisen der Porträtierten, egal, ob sie nun ihre Ansichten teilt oder nicht. Ein besonders eindrucksvolles Beispiel sind die Geschwister Maksymilian und Kamilla Horwitz, beide glühende Anhänger der kommunistischen Ideologie. Er sollte für seine Begeisterung mit dem Leben bezahlen: 1937 wurde er in Moskau verhaftet, der Spionage angeklagt und hingerichtet. Ihr gelang es, mehrere Jahre Arbeitslager zu überstehen und nach Polen zurückzukehren. Obwohl die Autorin kein Hehl aus ihrer antikommunistischen Haltung macht, erzählt sie vom Schicksal der beiden mit der gleichen Präzision und Anteilnahme wie in allen anderen Fällen.

Die zweite starke Frauenpersönlichkeit ist Janina Horwitz, die Grossmutter der Autorin. Schön, gebildet und selbstbewusst, hatte sie mehrere Ehekandidaten abgewiesen, bevor sie Jakub Mortkowicz heiratete, einen Bankangestellten, der seiner Arbeit wenig Begeisterung entgegenbrachte, dafür, ähnlich wie sie, eine Vorliebe für Kunst und Literatur hatte. 1903 erwarb er zusammen mit einem Partner eine Buchhandlung, die bald ihm allein gehören und sich schliesslich zu dem Jakub-Mortkowicz-Verlag, einer der wichtigsten Adressen im literarischen Vorkriegs-Warschau, mausern sollte. Ein Jahr später kam die Tochter Hanna (Mutter der Autorin) zur Welt.

Es folgten Zeiten beruflicher Erfolge und privater Glücksmomente, bis schliesslich das verhängnisvolle Jahr 1931 kam. Im Frühjahr reiste die Familie zu der Pariser Ausstellung «Salon International du Livre d'Art». Jakub Mortkowicz wurde auf Schritt und Tritt geehrt und hofiert, zu jedem Empfang eingeladen, hohen Persönlichkeiten vorgestellt. Dennoch hielt er nach seiner Rückkehr nach Polen der Realität nicht stand. Es war die Zeit der Wirtschaftskrise, Verlage gingen einer nach dem anderen bankrott, sein eigener war hoch verschuldet. Im Sommer 1931 erlitt er einen Nervenzusammenbruch und setzte mit einem Revolver seinem Leben ein Ende.

Nach seinem Tod führte Janina Mortkowicz den Verlag weiter. Die Tochter Hanna stand ihr tapfer zur Seite, zumal ihr eigenes privates Glück nur von kurzer Dauer war. Zwei Jahre nach dem Tod des Vaters heiratete sie Tadeusz Olczak, einen «Wissenschafter mit Ambitionen», doch leider auch mit einem schwierigen Charakter: «streng, karg, prinzipientreu, vermochte er seine Gefühle nicht zu zeigen» und, was am schlimmsten war, hielt von den emanzipatorischen Neigungen seiner Frau gar nichts. Die Ehe wurde bald nach der Geburt der Tochter Joanna geschieden. Von nun an glich das Haus einem kleinen Frauenstaat, in dem alles «vortrefflich organisiert» war und wo «die innere Disziplin und die missionarische Aufgabe» Momente der Verzweiflung und Resignation verhinderten.

Stärke und Charakter zeigten die beiden Damen auch in den Okkupationsjahren. Ohne ein Wort der Klage harrten sie in einem geheimen Zimmer im Professorentrakt der Warschauer Technischen Hochschule aus. Um in Form zu bleiben, unterhielten sie sich jeden Tag in einer anderen Sprache, sagten sich gegenseitig Gedichte auf, erzählten einst gelesene Bücher. Die Sorge um die kleine Joanna - das Mädchen war in einem Nonnenkloster versteckt - war stärker als die Todesangst. Dennoch waren sie auf alles gefasst: Nicht zufällig schrieb Hanna in dieser Zeit ihr Testament, in dem sie ihrer Tochter das gesamte Vermögen hinterliess und ihre Freunde bat, dafür zu sorgen, dass sie von der Tätigkeit und dem Einsatz ihrer Grosseltern und ihrer Mutter «für die polnische Kultur und das Polentum» erfuhr.

NEUE EXISTENZ

Nach dem Warschauer Aufstand flüchteten sie aus ihrem Versteck durch unterirdische Gänge, gelangten zunächst in ein Lager, dann in ein Dorf und schliesslich nach Krakau, wo sie im Haus der Literaten ein neues Zuhause fanden. Erst jetzt konnte sich Hanna auf die Suche nach ihrer Tochter machen, die infolge ihrer eigenen Kriegserlebnisse eine Metamorphose erlebt hatte: Aus einem «verweinten kleinen Mädchen mit langen Zöpfen» war «eine kurzhaarige, beherrschte, entschlossene Person» geworden, die auf die Nachricht, jetzt würde ein normales Leben beginnen, mit äusserster Skepsis reagierte: «Ich wusste nicht, wie ein normales Leben aussah.»

Die kleine Familie hatte überlebt, doch ihre ganze Habe lag unter den Trümmern Warschaus begraben. Janina und Hanna kehrten auch niemals nach Warschau zurück. Bis an ihr Lebensende wohnten sie in Krakau, bauten sich dort eine neue Existenz auf. Es gelang ihnen sogar, den Verlag für einige Jahre zu reaktivieren, erst als die Kommunisten der Privatwirtschaft den Kampf ansagten, gaben sie auf und widmeten sich ihren eigenen literarischen Projekten. Ihre bescheidene, doch liebevoll eingerichtete Wohnung im Haus der Literaten zog Scharen von Menschen an. Sie fanden dort «das Gefühl der Sicherheit, die Atmosphäre selbstlosen Wohlwollens, Distanz zur Realität».

Das Buch endet im Jahr 1945, das eigene Erwachsenenleben spart die Autorin also aus. Nach dem Tod von Grossmutter und Mutter musste sie ihre Wohnung auflösen. Sie fand eine Menge Erinnerungsstücke: Briefe, Fotos, Zeitungsausschnitte. Sie kaufte zwei grosse Weidenkörbe und packte alles in sie hinein. Sie wurden für Jahre zu ihren ständigen, wenn auch ein wenig lästigen Begleitern: «Ich warf keinen Blick hinein. Fühlte mich nicht als Erbin dieses Vermächtnisses, gewoben aus fremden Zuneigungen, Groll und Sehnsucht.» Erst als man ihr nach dem Tod ihres Vaters eine Mappe mit Dokumenten überreichte, in dem sich auch das besagte Okkupationstestament ihrer Mutter befand, drangen zu ihr die talmudischen Worte durch: «Wer, wenn nicht du? Wann, wenn nicht jetzt?» Von nun an war die Entstehung ihres faszinierenden Buches nur noch eine Frage der Zeit.

 

 

 

Deutschlandfunk

   

 

04.01.2007

 

Ideale und Kriege

Von Mechthild Müser

 

Joanna Olczak-Ronikier:
"Im Garten der Erinnerung"
(Aufbau Verlag)

Die Geschichte beginnt harmlos. An einem Abend im Oktober 1998 setzt sich die polnische Journalistin Joanna Olczak-Ronikier auf die Spuren ihres Ururgroßvaters, eines Wiener Oberrabbiners. Sie beginnt eine Suche, die sich über Jahre hinziehen und die sie selbst verändern wird. Eine Suche nach den Lebenslinien ihrer weit verzweigten Familie durch eineinhalb Jahrhunderte.

In einem der Filme von Carlos Saura gibt es eine ergreifende Szene, in der die erwachsene Heldin durch einen Türspalt ins Speisezimmer ihrer Kindheit schaut. Um den Tisch versammelt ist ihre gesamte Familie: die lange verstorbenen Eltern und sie selber als kleines Mädchen. ... Ich versuche ein schwierigeres Kunststück als das Überschreiten der Schwelle zur eigenen Kindheit; ich möchte die Tür einen Spalt öffnen, die vor mehr als einem Jahrhundert in die Wohnung meiner Urgroßmutter, Julia Horwitzowa, führte.

Das Ergebnis ist spannend. Denn zu dieser jüdischen Familie gehören Verleger und Gelehrte, Kaufleute, Anwälte, Ärzte, Schriftsteller, Lehrer, Berufsrevolutionäre und Bankdirektoren. Männer und Frauen, die aktiv am gesellschaftlichen Geschehen teilnehmen, die ganz bewusst die ihnen zugedachten Rollen abstreifen, die sich begeistern lassen und neue Identitäten suchen. Sie leben in politischen Umbruchzeiten, bevorzugt in europäischen Großstädten wie Warschau, Wien, Paris, Amsterdam, Berlin, Moskau, Zürich, Krakau. Sie sind persönlich mit Lenin und Sigmund Freud bekannt, Picasso und die Pariser Bohème empfangen sie bei sich zu Hause. In ihren Biografien spiegelt sich das soziale und politische Leben einer Zeit voll hehrer Ideale und blutiger Kriege.

Die Autorin zitiert aus Tagebüchern, Briefen, Memoiren, politischen Botschaften und Behördendokumenten, sie präsentiert Fotos, und manchmal fühlt sie sich nicht wohl dabei.

Vielleicht habe ich deshalb Gewissensbisse, weil ich sorgfältig verborgene Empfindungen meiner Nächsten ans Licht zerre. Als wäre ich in eine fremde, abgeschlossene Schublade eingebrochen. Dabei versuche ich nur mich der Wahrheit anzunähern. Die Wahrheit aber setzt sich, sofern es um Menschen geht, aus Licht und Schatten zusammen.

Joanna Olczak-Ronikier zeichnet ein differenziertes Bild ihrer Protagonisten. Ihre Aufmerksamkeit gilt besonders den inneren Antrieben und Leidenschaften, die ihre Verwandten diesen oder jenen Weg einschlagen ließen. Für ihr Buch "Im Garten der Erinnerung" wertet die Autorin alles aus, was Umzüge, Fluchten und die Flammen des Warschauer Aufstands überdauerte. Und sie spricht mit denen, die sie noch befragen kann. Ihr Urgroßvater Gustaw, ein jüdischer Philosoph, zählt nicht dazu. Er verstarb bereits 1882 in Warschau nach einer Operation auf dem mit einem Laken abgedeckten Küchentisch.
Sein früher Tod ändert die Geschicke der Familie drastisch. Denn die hinterbliebene Witwe, Julia, eine reiche Kaufmannstochter, mit der er neun Kinder hat, streift die jüdische Tradition ab wie eine alte Haut. Statt jiddisch spricht die Familie von jetzt an nur noch polnisch, religiöse Rituale geraten in Vergessenheit. Die neue Devise heißt: vertraue auf deine eigene Kraft. Aber die Versuche, sich zu assimilieren, nützen wenig.

Der Ehrgeiz schrie, dass Lebensleistungen eine Notwendigkeit seien. Das Minderwertigkeitsgefühl, der Abstammung geschuldet, flüsterte, dass man im Land seiner Geburt stets ein Fremdling bleiben werde, was immer man auch leiste. Der Stolz befahl dagegen anzukämpfen und sich einen würdigen Platz in der Gesellschaft zu suchen.

Die nächste Generation radikalisiert sich. Zwar heiraten einige Töchter von Julia und Gustaw äußerst begüterte Ehemänner, u.a. einen gewissen Monsieur Citroen, und ziehen ins Ausland, aber die meisten bleiben. Und engagieren sich politisch. Manche streiten für ein von Russland unabhängiges Polen, andere kämpfen für die proletarische Revolution und die Internationale. So spielt das Leben der Familie zwischen Extremen: die einen wandern wegen politischer Untergrundarbeit immer wieder ins Gefängnis, die anderen vergnügen sich bei Kuraufenthalten in mondänen Bäderstädten. Doch wie verschieden die Lebensentwürfe auch aussehen, man hält Kontakt zueinander.

Die Großmutter der Autorin, Janina, heiratet den sozialistischen Verleger und Kunstliebhaber Jakub Mortkowicz. Er ist besessen davon, die Literatur Polens auf Ausstellungen und internationalen Buchmessen bekannt zu machen.

Er wirkte wie eine Gestalt aus einer romantischen Tragödie. Er hatte Sendungsbewusstsein, verzeichnete Erfolge, doch niemals war er mit sich zufrieden.... Wie ein fahrender Ritter trat er in den Dienst der polnischen Kultur. Als Gegenleistung bekam er zu hören, dass er bloß ein jüdischer Händler sei und seinen Platz kennen, nicht den Künstler markieren sollte. Das tat weh.

Als Mortkowicz sich 1931 in einem Anfall von Verzweiflung mit einem Revolver erschießt, übernimmt seine Witwe Janina gemeinsam mit Tochter Hania Verlag und Buchhandlung. Wenig später, 1934, wird die Autorin geboren. Zu ihren Kindheitserinnerungen gehört, dass sie auf dicken Teppichen liegt und in großen Büchern blättert. Und dass sie viel Zeit mit ihren Cousins verbringt. Die unbeschwerte Zeit geht zu Ende, als die Nazis Polen besetzen. Olczak-Ronikier flieht mit Mutter und Großmutter, um dem Ghetto zu entgehen. Jahrelang überleben sie in Verstecken auf dem Land.

Die Revolutionäre der Familie waren schon in den 20er Jahren nach Moskau emigriert. Auch sie trifft das Schicksal hart: bei Stalin in Ungnade gefallen, werden sie in Gefängnisse und Arbeitslager gesteckt oder sie verschwinden spurlos. Ihre Kinder erzählen später, wie sehr der politische Kampf jener Jahre ihr Privatleben geprägt hat, wie sie bei jedem Klopfen an der Tür mit Hausdurchsuchungen und Festnahmen rechneten.

Joanna Olczak-Ronikier hat ein wunderbares Buch geschrieben, das in einem großen Wurf mehr als ein ganzes Jahrhundert polnisch-russischer Geschichte entrollt. Für diese im leichten Erzählton gehaltene Arbeit wurde sie in Polen mit dem bekannten Literaturpreis Nike ausgezeichnet.

Es gelang der Autorin im Zuge dieses Projekts, 26 Nachfahren ihres Urgroßvaters Gustaw zu einem gemeinsamen Treffen zu bewegen. Sie reisten aus verschiedenen Kontinenten an, um sich an einen Tisch zu setzen. Die Familie war wieder zusammen. Damit verortete Joanna Olczak-Ronikier auch sich selbst neu.

Ich habe nach verlorenen Spuren gesucht und Gefühle wiedergefunden. Habe Schatten herbeigerufen, geantwortet haben mir Lebende. Und so sind wir zurückgekehrt in den Garten der Erinnerung.

 

14.06.2007, S. 40

Modern heißt mobil

Das Salz der Erde: Joanna Olczak-Ronikiers großes Familienbuch

STEPHAN WACKWITZ

Joanna Olczak-Ronikier: "Im Garten der Erinnerung". Eine europäische Jahrhundertfamilie. Aus dem Polnischen übersetzt von Karin Wolff. Aufbau Verlag, Berlin 2006. 447 S., geb., 22,90 [Euro].

Prinzip und Stoff der Bücher, die wir als Memoiren bezeichnen, ist die rückblickende Reflexion einer öffentlichen Person. Jemand von einiger Bedeutung gibt sich in ihnen Rechenschaft darüber, wie er mit einer bestimmten gesellschaftlichen Rolle fertiggeworden ist. Deshalb sind Memoiren als Literaturgattung des Adels entstanden. Denn die adelige Lebensform hat konkrete Personen zu gesellschaftlicher Bedeutsamkeit erhoben. Was der Fürst für ein Mensch war, hatte für sein Herrschaftsgebiet unmittelbare Konsequenzen. Die Fürstenspiegel nahmen auf seine Persönlichkeit prospektiv-erzieherischen Einfluss. Memoiren bilanzierten ihre lebensgeschichtliche performance im selbstkritischen Rückblick. Es ist nicht verwunderlich, dass gerade die Literatur Polens, eines Landes, in dem die Kultur des Adels seit der Renaissance bis heute stilbildend sogar für den bürgerlichen Alltag geblieben ist, eine reiche adelige Memoirenliteratur hervorgebracht hat.

Zumindest auf den ersten Blick weniger einleuchtend ist der Befund, dass eine jüdische Familiengeschichte den literarischen Techniken und inhaltlichen Topoi der Gedenkbücher und Erinnerungen des polnischen Adels aus dem neunzehnten und frühen zwanzigsten Jahrhundert so mimetisch treu folgt wie die faszinierende, über vier Generationen hinweg geführte Chronik "Im Garten der Erinnerung" von Joanna Olczak-Ronikier. Bei näherem Hinsehen jedoch führt diese Parallelität mit topographischer Genauigkeit ins Zentrum der einmaligen Symbiose, aus der die polnische Kultur besteht. Man kann geradezu den Krakauer Stadtplan zu Rate ziehen: Die Journalistin, Drehbuchautorin, Dramatikerin, Sängerin Joanna Olczak-Ronikier (Witwe Ludwig Zimmerers, des bedeutenden Sammlers polnischer Volkskunst und ersten deutschen Zeitungs- und Hörfunkkorrespondenten in Polen nach dem Krieg) gründete Mitte der fünfziger Jahre im Keller des Stadtpalais der Adelsfamilie Potocki am Krakauer Hauptmarkt, einem imponierenden klassizistischen Bau, das Kabarett "Pod Baranami", in dem die politisch-kritische, sprachspielerische, humoristische und erotische Tradition der galizischen Boheme des späten Krakauer neunzehnten Jahrhunderts unter den Augen der kommunistischen Machthaber erneuert wurde. Vier Häuser weiter steht das hochbarocke Palais einer älteren Seitenlinie der Potockis, deren Hausherrin Mary Margaret Potocka, geborene Radziwill, noch 1945 in ihren "Memoiren" einen Garten der Erinnerung angelegt hat, der den Aufzeichnungen der aufsässigen jüdischen Kabarettistin über ihre "europäische Jahrhundertfamilie" fast bis ins Detail gleicht.

Nur dass eben keine verlorenen Sommersitze den Inhalt dieser Erinnerungen bilden und keine durch sowjetische Besatzer ruinierten barocken Interieurs, wie im Buch der Fürstin Potocka (von der man sich erzählt, dass sie während der Jahre des Sozialismus die Bürgersteige ihres Familiensitzes schneefrei hielt). Sondern die Erinnerungen und Gedanken, die Anekdoten, Poesiealben, Fotos, Briefe und Tagebücher einer der größten, erfolgreichsten, tragischsten und faszinierendsten jüdisch-bildungsbürgerlichen Familien während der galizischen Jahrzehnte unter österreichischer Herrschaft, in der zweiten polnischen Republik der Zwischenkriegsjahre und während der nationalsozialistischen Okkupation. Das Erwachsenenleben der Autorin, das sich in den äußerlich trüben Jahrzehnten sowjetischer Besatzung und kommunistischer Zerstörung abgespielt hat, wird ausgespart. Joanna Olczak-Ronikier - auch dies ist ein Zug, der an die adlige Memoirenliteratur erinnert - verzichtet darauf, die "Korrespondenzen zur Jetztzeit aufzusprengen", wie Walter Benjamin diese Wendung zur Aktualität in seinen "Geschichtsphilosophischen Thesen" genannt hat. Sie verharrt vielmehr im "Boudoir der Odaliske ,Es war einmal'". Wenn diesem Buch etwas vorzuwerfen wäre, dann der damenhafte Positivismus, in dessen Geist hier ein "Und dann" an das andere (manchmal bis zur vollkommenen Verwirrung des Lesers) gereiht wird.

Aber diese Kritik verstummt vor der Bewunderung und Verwunderung über die Fülle des familienbiographisch Erstaunlichen, geschichtlich Denkwürdigen und ideengeschichtlich Bedeutenden, das Joanna Olczak-Ronikier aus dem letzten Jahrhundert ihrer Familien zu berichten und vor den Lesern auszubreiten hat: die Urgroßmutter, die 1882 nach dem Tod ihres Mannes beschließt, mit ihren neun Kindern den Weg der Assimilierung in die polnische Mehrheitsgesellschaft zu gehen; die vorteilhaften Heiraten der Töchter ins Ausland; das Engagement der Söhne in der polnischen Nationalbewegung; das Geschäft des Großvaters Jakub Mortkowicz, verheiratet mit Janina, der Großmutter der Autorin, berühmtester und erfolgreichster Warschauer Verleger im frühen zwanzigsten Jahrhundert, der sich in einer finanziellen Krisensituation eine Kugel in den Kopf jagte: "Ich habe nicht gelebt wie ein Kaufmann", schrieb er in seinem Abschiedsbrief, "und ich sterbe nicht wie ein Kaufmann." Dieser Ehrgeiz, Werdegang und Fall bilden eine Art tragisches Gegenstück zu der Karriere Samuel Fischers und seines Verlages.

Vielleicht am erstaunlichsten und rührendsten aber ist die revolutionäre Laufbahn von Maksymiljan Horwitz, dem marxistischen Großonkel. Er hat (mit seiner Familie) von den Feldzügen der polnischen Legion über das Schweizer Exil mit Lenin und Dzierzynski (dessen Frau seiner Tochter in Zürich Klavierunterricht gab) bis zu den Terrornächten im Hotel "Lux" und der Verbannung in den stalinistischen GULag alle Wendungen des politischen Radikalismus durchlebt und durchlitten, die das entsetzliche vorige Jahrhundert für seine idealistischen jungen Männer bereithielt. Erschütternd ist der Vergleich des Jünglingsfotos mit dem des noch keine sechzig Jahre alten, völlig ruinierten GPU-Häftlings. Der schöne romantische Schwärmer, der Polen befreien will, hat sein Selbstbild noch an den Gemälden des neunzehnten Jahrhunderts ausgerichtet.

Den gebrochenen alten Mann, der durch die Mühlen der Selbsttäuschung, der Lüge, der Folter und des Verbrechens gegangen ist, kann man kaum mehr unterscheiden von den Millionen ganz gleicher Fahndungs-, KZ-Einlieferungfotos und GULag-Unterlagen. Die totalitären Mühlen des Kommunismus und des Nationalsozialismus haben die intelligentesten und mutigsten Männer und Frauen ihrer Generation in kaum fünfzig Jahren verwandelt - vom Salz der Erde zum Sperrmüll der Geschichte.

"Die Moderne ist das jüdische Zeitalter", schreibt Yuri Slezkine in seinem Buch "Das jüdische Jahrhundert", hierzulande seltsam wenig beachtet: "Und besonders das zwanzigste Jahrhundert ist das jüdische Jahrhundert. Modernisierung besteht in nichts anderem als darin, dass jeder ein Städtebewohner wird, beweglich, gebildet, in der Lage sich auszudrücken, intellektuell anspruchsvoll, körperlich fit, beruflich flexibel. Modernisierung besteht darin, dass Menschen und Symbole kultiviert werden, nicht Felder oder Herden. Darin, sich Reichtum anzueignen, um Bildung zu erlangen, Bildung um des Reichtums willen - und Bildung und Reichtum zugleich um ihrer selbst willen zu akkumulieren. Modernisierung verwandelt Bauern und Adlige in Kaufleute und Priester, sie ersetzt ererbtes durch erworbenes Prestige und zerstört die Ständegesellschaft zugunsten von Individuen, Kleinfamilien, und Stämme, die sich durch die Lektüre bestimmter Bücher definieren, mit anderen Worten: durch Nationen. Modernisierung ist ein anderer Ausdruck dafür, dass jedermann jüdisch wird. Einige Bauern und Adlige haben es darin weiter gebracht als andere, aber niemand ist besser darin, jüdisch zu sein, als die Juden selbst."

Die in diesen Sätzen beschriebene Verwandlung des jüdischen "Pariavolks" (wie nicht nur Max Weber die Juden genannt hat, sondern auch Hannah Arendt) in eine Art Dienstadel der Modernisierung kann man - mit ihren Siegen, ihrem Heroismus, aber auch unter Einschluss aller Irrwege, Tragödien und historischen Sackgassen - am polnischen Beispiel in Joanna Olczak-Ronikiers Buch unübertroffen und rührend studieren. Man kann es als eine Art von Adelsmemoiren der Moderne lesen.

 

 

gazeta.pl

 

 

"W ogrodzie pamięci" Joanny Olczak-Ronikier

Michał Cichy 02-08-2002 12:30

Nominowana do Nagrody NIKE książka Joanny Olczak-Ronikier jest opowieścią o losach kilku pokoleń zasymilowanej żydowskiej rodziny

Joanna Olczak-Ronikier "W ogrodzie pamięci", Znak

Saga rodzinna, w której autorka cofa się do połowy XIX w., do pokolenia pradziadków. Czyta się jak wielką powieść - o niezwykłych losach niezwykłych postaci w niezwykłych czasach. Albo jak przejmującą historię - historię asymilacji żydowskiej inteligencji. Albo jak kojącą opowieść o odzyskanej rodzinie, odzyskanej pamięci. Bo jeszcze kilkanaście lat temu autorka nie chciała słyszeć o rodzinnych losach, a teraz napisała o kilkudziesięciu potomkach Gustawa i Julii Horwitzów z takim pietyzmem, wnikliwością i zrozumieniem, jakby przez całe życie niczym innym się nie interesowała.

Postawy bohaterów książki były różne, czasem sprzeczne, ale nikt tu nie jest pochopnie oceniany, każdy zostaje potraktowany z uwagą i szacunkiem. Prababcia Julia Horwitzowa, kapitalistka, która komenderowała, jakie papiery sprzedać i komu sprolongować kredyt. I jej syn rewolucjonista, który utrzymywał się częściowo z matczynych kapitałów... Max Horwitz-Walecki był najpierw towarzyszem Piłsudskiego z PPS (przyszły Naczelnik był świadkiem na jego ślubie), to on organizował słynną ucieczkę "dziesięciu z Pawiaka", potem był członkiem-założycielem KPP, zginął w Moskwie w czasie wielkiej czystki 1937 r. Albo dziadek Jakub Mortkowicz, wydawca, przyjaciel poetów i miłośnik pięknej książki, znękany długami sięga w chwili załamania po rewolwer. Zostawia list: "Nie byłem kupcem i nie umieram jak kupiec".

Książka Joanny Olczak-Ronikier jest opowieścią o losach kilku pokoleń zasymilowanej żydowskiej rodziny, która na różne sposoby próbuje przekonać polskie otoczenie, że "nie są kupcami". Dzięki tym, których udało się przekonać, wielu członków rodziny, z autorką włącznie, przeżyło wojnę. Zarazem bohaterem jednego z najbardziej przejmujących rozdziałów jest kuzyn autorki Ryszard Bychowski, najbliższy kolega licealny Krzysztofa Baczyńskiego, w czasie wojny lotnik w polskim dywizjonie bombowym w Anglii. Zwierzał się ojcu z zawiedzionych nadziei na to, że tocząca się Zagłada "doprowadzi do rewolucji w poglądach polskich". "Moi koledzy w lotnictwie i w armii byli albo obojętni, albo otwarcie się cieszyli. (...) Już w tej chwili widzę, że wokół idącego na śmierć ludu żydowskiego była tylko obojętność, pogarda, że nie walczą; zadowolenie, że >to nie my< (...). Żydzi nie mogli masowo uciekać, bo nie mieli dokąd. Za murami gett było obce państwo, obca ludność i to jest, zdaje się, straszna prawda". Pięć miesięcy później zginął, wracając znad Dortmundu.

Aż dziw, że tyle udało się zapamiętać i odtworzyć. Fotografie i listy, które po nich pozostały, nie są liczne. Tyle pamiątek spaliło się w czasie wojny, zaginęło w czasie ucieczek. A tu nagle z końca XIX w. zjawia się na Królewskiej 49 kucharka Fryderyka z miedzianym rondlem pełnym gorącego mleka i z koszem bułeczek, których starcza dla całej rodziny i dla sąsiadów, Luksemburgów, z małą Różą na czele... Albo lipiec 1914 - cioteczna babcia Kamilla Horwitz na wieść o wybuchu wojny pędzi z Tatr do rodziny, do Rabki. W Poroninie pożycza rower (damkę) od zaprzyjaźnionego rewolucjonisty. "Poprosił tylko o szybki zwrot, bo rower ów był pożyczony od sąsiadów. Kamilka tak pędziła z powrotem, że wpadła do rowu i uszkodziła cenny wehikuł. Lenin był zafrasowany: >Jak ja teraz spojrzę tym ludziom w oczy?<".

Książka obfituje w plastyczne detale, które przydają historii ludzkiego oblicza. Tok opowiadania co chwilę urozmaicają retrospektywy, każdy rozdział ma wyraziście narysowanego bohatera, do którego czytelnik się przywiązuje, tak że pod koniec czyta się "W ogrodzie pamięci", jakby to była opowieść o własnej rodzinie. Tylko ilu z czytelników wie tyle o własnej rodzinie, ile Joanna Olczak-Ronikier o swojej?
 

An excerpt of the book (in English translation by Agnieszka Kołakowska) can be read here.